La gare a été mise en service en 1868 en même temps que la ligne du Médoc sous le nom de Bordeaux-Saint-Louis. Elle fut exploitée par les Chemins de fer du Médoc de 1868 à 1912 puis par les Chemins de fer du Midi de 1912 jusqu'à la création de la SNCF en 1938.
Elle desservit Macau dès 1868, Le Verdon en 1875, Lacanau en 1885 grâce à
l'ouverture de la ligne Bordeaux-Lacanau, puis La Pointe-de-Grave en
1902. Elle fut reliée à la Gare de Bordeaux-Saint-Jean en 1918.
La gare de l’ancienne compagnie du Médoc faisait l’objet de vives
critiques des collectivités (Chambre de commerce, ville de Bordeaux et
département de la Gironde) qui souhaitaient un embellissement du
quartier et une plus grande commodité pour les voyageurs et le public.
L’étude menée va aboutir dès 1929 à la reconstruction de l’ensemble de
la gare avec une configuration des voies plus rectiligne et
perpendiculaire au cours du Médoc disposition qui permet de construire
le bâtiment voyageurs sous la forme de deux édifices réunis en équerre
par un hall à pans coupés (ce dernier est actuellement utilisé par un
supermarché et une galerie marchande).
L’architecture est en béton armé
s’inspirant des Arts Décoratifs en vogue en 1925. Trois voies étaient
réservées à La-Pointe-de-Grave, quatre à la ligne de ceinture et à la
Société générale des chemins de fer économiques (réseau concédé par le
département qui partageait depuis 1885 l’emprise de la gare).
De plus,
les installations marchandises comportent cinq nouvelles voies qui
permettaient d’accueillir 70 wagons réservées à la ligne de ceinture
auxquelles étaient juxtaposées des halles pour les bestiaux et pour les
messageries, des quais découverts réservés aux machines agricoles, aux
fûts vides et aux denrées non périssables. En définitive, une gare
équipée de toutes les installations fonctionnelles et confortables
dignes d’une grande gare moderne.
En juillet 2008, la gare détenait toujours les deux pancartes « Ravezies
» et « Bordeaux St-Louis »' se côtoyant l'une et l'autre.
Auparavant elle était située près du port industriel pour le fret et les
voyageurs vers le Médoc. Mais les passages à niveau attenant à
l'ancienne gare empêchaient la construction de la rocade. Elle a donc
été déplacée en 1968 vers Le Bouscat, place Ravezies . L'ancienne gare a été remplacée par un supermarché.
La gare de Limoges-Bénédictins est une gare ferroviaire française, la principale des deux gares de la commune de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Principal nœud du Limousin avec 1,6 million de voyageurs annuels, elle est située au cœur d'une étoile ferroviaire à huit branches, au carrefour de quatre lignes la reliant à Paris via Châteauroux et Orléans, Toulouse via Brive et Montauban, Poitiers via Le Dorat, Angoulême et Périgueux. Elle est également une gare routière régionale.
Ouverte en 1856 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains des réseaux Intercités, TER Centre-Val de Loire et TER Nouvelle-Aquitaine.
Chef-d’œuvre éclectique d'architecture régionaliste
et symbole de la ville, l'esthétique du bâtiment actuel de la gare de
Limoges-Bénédictins, inauguré en 1929, emprunte autant à un Art nouveau tardif, qu'à l'Art déco et au néoclassicisme, et à ce titre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Le ,
la ville de Limoges et la Compagnie du Paris-Orléans signent l’accord
de construction, et le dossier est confié à un jeune architecte de 34
ans, Roger Gonthier (1884-1978), associé à l'ingénieur-en-chef Julien14. Le ,
la station des chemins de fer départementaux est transférée à la gare
Montjovis, créant de cette façon ce qui deviendra au milieu du siècle la
gare routière des Charentes. Les échanges de terrain et quelques expropriations sont effectués entre 1919 et 192.
Les travaux, confiés à la société des Grands travaux de Marseille et à l'entreprise Dufour-Constructions générales, débutent en , et durent jusqu'au début de l'année 1929.
Bâtie sur un sol marécageux remblayé avec la construction de la
première gare (le rocher se trouve parfois à plus de 10 mètres de
profondeur !), il faut plus d'un an et 6 775 m2 de béton avant que les fondations sortent de terre.
Parallèlement, Roger Gonthier est chargé en 1924 de redessiner le
jardin du Champ de Juillet en préparation à l'accueil du bâtiment
Les Limougeauds visitent en nombre le chantier. Au total, le chantier nécessite plus de 10 000 m3 de béton, 1 800 t d'acier et 2 800 m3 de pierres, et mobilise 200 ouvriers, en majorité des Italiens.
Il a été décidé durant la phase de projet que la gare soit bâtie en
surélévation au-dessus des voies, pour permettre d'atténuer la coupure
dans la morphologie urbaine provoquée par le passage du faisceau des
voies ferrées et que l'emprise au sol de la gare soit réduit. Le projet s'inscrit dans un vaste mouvement de constructions de gares ferroviaires monumentales, telles la gare Saint-Charles de Marseille ou la nouvelle gare de la Rochelle.
À l'intérieur du chantier, des voies sont construites pour acheminer
les matériaux. Une tour à béton de 60 mètres de hauteur est employée
pour faciliter le déversement du béton sur les lieux du chantier. Le
béton est déversé par gravité jusqu'à une hauteur maximale de 30
mètres : élevé mécaniquement au sommet de la tour, le béton s'écoule
ensuite par des « goulottes » qui se dirigent vers le sol. La tour était
déplacée en fonction des besoins.
La gare des Bénédictins est une œuvre de l'architecte Roger Gonthier, qui est aussi à l'origine de la Cité des Coutures, de la Cité-jardin de Beaublanc et du pavillon du Verdurier. Elle présente la particularité d'être construite au-dessus des voies.
C'est en effet une gare de passage dont le bâtiment voyageurs est
implanté sur une plate-forme de 96 mètres sur 70 posée
perpendiculairement 7 mètres au-dessus de dix voies.
Deux accès ont été aménagés : depuis le centre-ville par une rampe de
30 mètres de large qui prolonge l'actuelle avenue du Général-de-Gaulle ;
depuis le quartier Montplaisir et la cité des Coutures
par un pont de 15 mètres de large sur les voies, sur lequel aboutit une
rampe de 217 mètres de longueur (avenue de Locarno), en terre-plein,
qui abrite des locaux associatifs et des dépôts.
La gare se divise en trois bâtiments : le principal, encadré de
deux pavillons, abrite le hall et les bâtiments commerciaux qui en
vérité constituent le second étage, le rez-de-chaussée se situant au
niveau de la place Maison-Dieu ; le campanile à base carrée de
10,5 mètres s'élevant à 57 mètres et le bâtiment administratif.
La gare est constituée d'une ossature en béton armé
habillée à l'extérieur de pierres de taille (calcaire) et à l'intérieur
de plâtre. La coupole qui surmonte le grand hall est dotée d'une charpente métallique et recouverte de cuivre. Haute de 31 mètres, elle a été totalement refaite à la suite du grand incendie qui l'a ravagée en 1998.
La coupole de la gare est composée de nombreuses couches successives de matériaux divers. Les moulages en staff
sont accrochés à une charpente métallique dense et relativement légère,
elle-même jointe à une autre ossature métallique posée sur la structure
en béton. Cette double armature métallique supporte une charpente de pannes et de chevrons
en sapin, recouverte d'une double couche de plancher, qui est enfin
située sous les plaques de cuivre de la couverture extérieure
À l'angle des façades sud et ouest, se dresse le campanile
haut de 67 mètres (ce qui en fait le plus haut édifice de Limoges) et
comptant douze niveaux à partir du sol. Il est surmonté d'un dôme de
cuivre surhaussé portant un vase de cinq mètres de haut muni d'un
paratonnerre.
L'avant-dernier niveau supporte l'horloge dont les quatre cadrans
ont quatre mètres de diamètre, et sont reliés entre eux de manière à
indiquer la même heure.
L'accès au campanile se fait par la place Maison-Dieu. Les premiers
étages sont occupés par des bureaux. La vue depuis les derniers étages
est imprenable sur la ville de Limoges, une partie de l'agglomération et de la vallée de la Vienne. On peut voir la plupart des monuments importants de la ville : l'hôtel de ville, les églises Saint-Michel et Saint-Pierre, le lycée Gay-Lussac, la cité des Coutures, la cathédrale Saint-Étienne, la cité de la Bastide, la technopole ou encore le château de la Bastide.
L'horloge est graduée en chiffres romains, sauf le 4 : IIII et non pas IV (ceci afin de préserver l'harmonie esthétique de la pendule entre les chiffres 4 et 8 (VIII). Il fut un temps où les pendules affichaient volontairement deux minutes d'avance, ceci dans le but de presser les voyageurs.
En appui sur d'imposants piliers, les quatre arcs de 27 m d'ouverture soutiennent la coupole de 26 m de hauteur. Le centre de la coupole est occupé par une verrière de 7 m
de diamètre, elle aussi ornée de vitraux, et entourée d'une couronne
d'entrelacs et de feuillages moulés, d'où descendent huit tores de
feuillages. La totalité des décors qui habillent le béton et l'acier sont en stuc ou en staff.
Les murs du hall, dans chaque angle, supportent quatre sculptures allégoriques réalisées par Henri-Frédéric Varenne, des caryatides représentant quatre provinces françaises : le Limousin, la Bretagne, la Gascogne et la Touraine, qui étaient à l'origine quatre provinces desservies par la compagnie du Paris-Orléans.
Chacune de ces quatre sculptures porte des emblèmes de sa
province. La Bretagne est accompagnée de coquillages, de poissons et
d'algues. La Gascogne soutient une guirlande de grappes de raisin. Le
Limousin porte un vase de porcelaine et désigne une profusion d'épis de
blé, de châtaignes et de feuilles de châtaignier. Enfin, la Touraine
cueille une rose, entourée de fleurs. La Bretagne est la seule des
caryatides à apparaître voilée, apparemment allusion à la tradition
pudique de la région, et la Gascogne est la seule à être représentée de
dos.
Bien qu'utilisant des techniques novatrices (béton armé), la gare présente aussi des éléments archaïques pour les années 1920, en particulier pour les sculptures de la façade, dont l'académisme est propre à la mode du Second Empire et du début de la Troisième République. On note aussi des rappels évidents à l'art nouveau, pourtant considéré comme dépassé depuis la fin des années 1910, d'où la comparaison qu'on a pu faire du monument avec la gare de Rouen-Rive-Droite45, inaugurée en 1928, encore davantage marquée par une inspiration tardive du style Art nouveau. De manière générale, l'éclectisme architectural du bâtiment évoque une conception régionaliste, en vogue au début du XXe siècle en Europe occidentale, et qui se retrouve dans d'autres projets de reconstructions de gares de la Compagnie du Paris-Orléans (nouvelle gare de Capdenac en 1925, gare de La Baule-Escoublac en 1927, gare de Néris-les-Bains en 1931).
Cet ensemble un peu pompeux a fait dire à certains qu'elle ressemblait,
par sa grandeur et le volume de ses espaces, à un « monastère » ou à une « cathédrale laïque ». Le géographe Jean-Robert Pitte y décèle une inspiration byzantine.
Les façades sont agrémentées de diverses sculptures, également
réalisées par l'auteur des sculptures intérieures, Henri-Frédéric
Varenne. Les détails ornementaux du dôme, du campanile, et du vase
monumental qui le surplombe sont aussi de cet artiste, qui a déjà
travaillé à Limoges, avec le bâtiment de la Préfecture.
L'entrée, située façade sud, est encadrée par deux grandes statues symbolisant l'émail et la porcelaine de Limoges, contribuant à la tonalité régionaliste du bâtiment et rappelant au voyageur que Limoges est la capitale des arts du feu. Deux bas-reliefs toujours signés H.-F. Varenne, représentant deux divinités antiques, ornent les tympans de l'entrée principale du bâtiment. À gauche, Cérès, déesse de l'agriculture entourée de quelques-uns de ses attributs comme le bœuf, les blés et la faux. À droite, Mercure, dieu du commerce et des voyageurs, coiffé de son casque ailé et portant son caducée, accompagné de chaînes, d'une roue dentée et d'un marteau.
En 1927,
une polémique raviva le débat sur l'usage de la porcelaine comme
élément décoratif de la façade afin de « soutenir les intérêts
économiques » des entreprises porcelainières. Ce débat est tranché par
l'installation de grands panneaux décoratifs du porcelainier Camille
Tharaud, installés initialement dans les boiseries du hall, aujourd'hui
disparues.
La façade ouest, donnant sur la place Maison-Dieu, présente une
apparence classique tout en supportant des éléments singuliers : au
niveau du cinquième étage, les fenêtres sont surmontées de guirlandes de
fruits et d'autres décorations diverses, encadrant les blasons de
quelques villes du réseau historique de la Compagnie du P.-O., à savoir Agen, Périgueux, Blois, Bordeaux, Limoges, Tours, Orléans, Toulouse, Montpellier, Avignon, etc.
Les angles du toit possèdent de grands motifs de zinc.
Après avoir commandé un avant-projet à Léon Ohnet, le baron James de Rothschild choisit finalement l'architecte français d'origine allemande Jacques Ignace Hittorff. La construction dure de mai 1861 à décembre 1865, mais la nouvelle gare est mise en service dès 1864, l'aile de l'arrivée n'étant pas encore achevée. La surface de la nouvelle gare atteint 36 000 m2, soit le triple de l'ancien embarcadère. Le nombre de voies est porté à huit, dont quatre au centre affectées à la banlieue, encadrées de deux voies pour les départs et deux voies pour les arrivées grandes lignes. Deux voies médianes sont également mises en service entre les voies 2-4 et 5-6, afin de permettre aux machines de s'échapper pour les repositionner en tête des convois. L'avant-gare à hauteur de La Chapelle compte alors six voies, et des sauts-de-mouton sont réalisés afin d'éviter toute interférence entre itinéraires