Affichage des articles dont le libellé est Architecture Stades & Piscines. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Architecture Stades & Piscines. Afficher tous les articles

Gymnase Henri Fogel - 2015 - Architecture néo 1950s - Saint Nazaire



À Saint-Nazaire, France, le cabinet Christophe Rousselle Architecte a remporté le concours de conception d'un projet concernant la réalisation d'un complexe multisports couvert devant s'intégrer sur le site du parc sportif. Les travaux ont été achevés en septembre 2015. L'édifice en béton brut s'insère en continuité des bâtiments déjà présents dans le parc.

Photos Sébastien Gatineau

Pour donner plus de légèreté au volume imposant, les architectes ont travaillé sur le rapport intérieur - extérieur à travers de grands vitrages toute hauteur aux découpages irréguliers et en créant un jeu d'ombre et de lumière sur les façades. Dans la partie supérieure notamment, c'est la toiture saillante par rapport au pan de la façade qui crée une longue ligne d'ombre. Sur les façades latérales, la répétition de piliers qui entourent l'édifice avec différents angles d'inclinaison et une distance variable de l'un à l'autre, crée quant à elle des lignes d'ombre qui donnent du mouvement sur le volume bâti.

À l'intérieur, l'édifice présente un espace sportif aux dimensions exceptionnelles avec deux terrains de handball, de larges gradins sur lesquels suivre les compétitions, des vestiaires et des locaux techniques. L'éclairage naturel provient de lucarnes réparties sur la toiture directement au-dessus des espaces de jeu

STADE LEO-LAGRANGE - Saint Nazaire - 1959 / 1967 -Architecture Googie Space age années 50



Après la Seconde Guerre mondiale, le secteur du grand marais est assaini avec l’apport de 500 000 m3 de gravats et quelque 600 000 m3 de sable provenant de l’estuaire de la Loire. Ces travaux de remblaiement ne sont cependant pas suffisant à rendre la zone constructible. La ville décide alors de la transformer en une vaste zone de loisirs de cinquante hectares. Vingt hectares sont réservés à la promenade et aux loisirs, trente autres sont dévolus aux sports. Ce nouvel espace est destiné à remplacer les équipements sportifs d’alors – Le Plessis et Méan-Penhoët – vétustes et éloignés du centre ville. Cette place de choix donnée au sport est à l’époque un moyen de contribuer au redressement national par l’éducation et l’hygiène du corps. Ces travaux d’aménagement débutent en 1959 et s’achèvent en 1967.



En 1962, la ville souhaite se doter, au cœur de ce nouvel ensemble, d’une salle pluridisciplinaire et modulable pour le sport et les spectacles. En raison de la nature du sol, les architectes imaginent une structure légère en forme de calotte sphérique qui permet de limiter les fondations. La solution d’assoir la nouvelle salle sur une semelle en radier est cependant vite abandonnée au profit d’un système de fondations profondes, dit des pieux Franki. 166 pieux constituent les fondations du bâtiment sur lesquels viennent reposer des poutres externes. Les fondations et les terrassements durent 7 mois. La cérémonie de la première pierre se déroule en octobre 1963.



La soucoupe est ensuite construite sur le principe du voile de béton. Des cercles de béton sont posés de manière concentrique pour obtenir la calotte sphérique. La toiture est également pensée pour être la plus légère possible. Elle est supportée par une double maille tri-directionnelle. Entre ces deux mailles sont disposés quatre couches de matériaux en sandwich (polyvinyle, polystyrène, plaque d'isogyl dur, et aluminium). La masse de la toiture est de 12 kg/m2. La calotte sphérique mesure 83 mètres de diamètre à la cime, 21 mètres de hauteur, et 48 mètres de diamètre à sa base. L’ensemble de la structure pèse 900 000 tonnes.


Le chantier de construction va durer sept ans en raison de déboires importants (faillite de l’entreprise de gros œuvre, difficultés budgétaires, intempéries, grèves de 68...). En février 1970, la soucoupe est inaugurée.



Aujourd’hui totalement dévolue aux sports, la soucoupe n’accueille plus que trois manifestations par an à caractère culturel ou événementiel.

Photos Sébastien Gatineau 

Les vestiaires

Centre catholique, gymnase - architectes René BARATON, Jean BAUHAIN & Marc HEBRARD - 1952 / 1955 - mid-century modern architecture



Situé à cheval sur les quartiers du Centre et de Foncillon, le centre catholique de Royan s'inscrit dans la vaste opération de reconstruction comprenant l'église Notre-Dame et le Presbytère. Destiné à abriter un gymnase et plusieurs salles de sport, cet ouvrage déploie toute sa dimension sur la rue du Printemps.


Le traitement linéaire de ses baies en accentue d'ailleurs les proportions et projette le regard bien au-delà du solide mur de pierre qui le termine.


Sa façade principale, désormais obstruée par la bibliothèque municipale, célèbre le mariage du verre et de la pierre, sous les auspices d'une généreuse arche de béton rappelant curieusement celle de l'École de Reidy, à Rio de Janeiro.


 Une vaste terrasse triangulaire, accessible depuis l'étage, prolonge le projet et met en scène l'entrée du sanctuaire. À l'arrière, de larges baies vitrées ouvrent le terrain de jeu à la quiétude du coeur de l'îlot. Le second pignon, laissé aveugle, projette l'extrémité de sa courbe brésilienne jusque dans le sol et empêche le regard de porter au-delà de la parcelle.


Baraton, Bauhain et Hébrard se voyant, dès 1954, refuser le projet de reconstruction de Notre-Dame, transforment leur concept et réutilisent bon nombre des éléments pour le centre catholique et l'actuelle centre des Mouettes.


Piscine Municipale de Royan - 1968- Mid century modern architecture







Stade municipal - Architecte Claude BONNEFOY - 1957 - 1961 - Royan


Situé au nord-est de la vaste opération de la « Tache verte », le stade actuel ne ressemble que peu au très audacieux projet dessiné à l'origine. Au départ envisagé comme un ambitieux complexe sportif, l'édifice devait concilier avec brio technicité et esthétisme.


De sculpturaux étais de béton, sans doute empruntés aux usines Peix et Duchen à Sao Paulo au Brésil, soutenaient la piste du vélodrome central sur toute sa périphérie.

Seul élément réalisé, une double tribune émerge de l'ensemble et élance ses gradins selon deux orientations différentes. Disposées de part et d'autre, les entrées sont signalées par une monumentale virgule de béton qui leur sert d'auvent.


Très imprégnée des références outre-atlantique, la mise en oeuvre laissée brute de décoffrage, rappelle étrangement le musée de Niemeyer à Rio de Janeiro.

Ce détail détonne légèrement dans un Royan où l'enduit lisse habille la quasi-totalité des bâtiments, à l'exception de Notre-Dame.

En 1968, devant le chantier inachevé, la ville décide d'entreprendre la construction de la piscine municipale sur laquelle est ajoutée une seconde tribune. Bien qu'en partie désaffecté, le stade demeure un édifice d'une rare qualité et doit beaucoup à l'exceptionnelle collaboration de Claude Bonnefoy, l'architecte de la villa « Ombre Blanche » et de René Sarger, ingénieur du Marché central, de Notre-Dame et de la Gare routière.


Le Palais des Sports de Bordeaux - 1959 - 1966 - Pierre Ferret - architecture 1950 / 1960


 Le palais des sports de Bordeaux a été construit de 1959 à 1966 sur l'emplacement d'un ancien marché couvert métallique construit à la fin du XIXe siècle par Charles Burguet, avec du plastique et du béton, comme le voulait le « courant techniciste » des années 1950. Il est, jusqu'à la fin des années 1970, utilisé de façon majeure pour les événements sportifs. Après avoir été utilisé par l'Opéra national de Bordeaux, le Palais des sports est rénové et rendu aux sportifs en janvier 2016


Le complexe est majoritairement construit en sous-sol, puisque le marché et le parking occupent les étages supérieurs. On y trouve la salle de représentation, des vestiaires masculins et féminins, quinze bureaux destinés aux différentes unions sportives et une salle d’assemblée générale.

De l’extérieur, le bâtiment est assez massif et présente une façade oblongue. Cependant, le recul n’est quasiment pas possible, car il est enchâssé au milieu d’autres immeubles.