Le pavillon du Verdurier est un monument du centre-ville de Limoges, situé tout près du lycée Gay-Lussac.
Au lendemain de la première guerre mondiale, le secteur agricole ayant beaucoup souffert en Limousin, la confrérie des bouchers
eut à pâtir des mauvaises intentions de certains qui, pour casser son
monopole de la viande, importèrent de la viande congelées d'Argentine.
Et pour stocker toute cette viande, il fallait construire un pavillon frigorifique que l'Office Départemental du ravitaillement commanda au futur auteur des plans de la gare des Bénédictins, l'architecte Roger Gonthier.
Sa construction est achevée en 1920. A l'époque cet édifice original,
d'une surface de 400m2, fut surnommé « le bonnet du Tibet » par les
limougeauds qui n'appréciaient guère son style...
Plus tard le pavillon du Verdurier devint une gare...routière.
Puis, après avoir échappé à sa destruction dans les années 70, il
s'est trouvé une nouvelle vocation, celle d'un espace d'exposition.
Le pavillon du Verdurier a été construit en 1919 par Roger Gonthier, architecte de la Gare des Bénédictins. Édifice de plan octogonal, il est bâti en béton armé et orné de mosaïques et de grès cérame par la maison Gentil & Bourdet de Boulogne-Billancourt. Les décorations intérieures sont signées du peintre limougeaud Léonard Chigot, père du verrier Francis Chigot.
Il est originellement construit comme pavillon frigorifique, destiné au stockage et à la vente de viande importée d'Argentine, en pleine pénurie liée à la Grande Guerre.
Devenu marché couvert, il est cédé à la commune deux ans après sa
construction, et dès 1942 devient gare routière, fonction qu'il gardera
plus de 30 ans. Protégé et classé, il est restauré par la Ville en 1978 et acquiert sa fonction qu'il occupe de nos jours, celle de lieu d'exposition.
La gare de Limoges-Bénédictins est une gare ferroviaire française, la principale des deux gares de la commune de Limoges, dans le département de la Haute-Vienne, en région Nouvelle-Aquitaine.
Principal nœud du Limousin avec 1,6 million de voyageurs annuels, elle est située au cœur d'une étoile ferroviaire à huit branches, au carrefour de quatre lignes la reliant à Paris via Châteauroux et Orléans, Toulouse via Brive et Montauban, Poitiers via Le Dorat, Angoulême et Périgueux. Elle est également une gare routière régionale.
Ouverte en 1856 par la Compagnie du chemin de fer de Paris à Orléans, c'est aujourd'hui une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF) desservie par les trains des réseaux Intercités, TER Centre-Val de Loire et TER Nouvelle-Aquitaine.
Chef-d’œuvre éclectique d'architecture régionaliste
et symbole de la ville, l'esthétique du bâtiment actuel de la gare de
Limoges-Bénédictins, inauguré en 1929, emprunte autant à un Art nouveau tardif, qu'à l'Art déco et au néoclassicisme, et à ce titre fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le .
Le ,
la ville de Limoges et la Compagnie du Paris-Orléans signent l’accord
de construction, et le dossier est confié à un jeune architecte de 34
ans, Roger Gonthier (1884-1978), associé à l'ingénieur-en-chef Julien14. Le ,
la station des chemins de fer départementaux est transférée à la gare
Montjovis, créant de cette façon ce qui deviendra au milieu du siècle la
gare routière des Charentes. Les échanges de terrain et quelques expropriations sont effectués entre 1919 et 192.
Les travaux, confiés à la société des Grands travaux de Marseille et à l'entreprise Dufour-Constructions générales, débutent en , et durent jusqu'au début de l'année 1929.
Bâtie sur un sol marécageux remblayé avec la construction de la
première gare (le rocher se trouve parfois à plus de 10 mètres de
profondeur !), il faut plus d'un an et 6 775 m2 de béton avant que les fondations sortent de terre.
Parallèlement, Roger Gonthier est chargé en 1924 de redessiner le
jardin du Champ de Juillet en préparation à l'accueil du bâtiment
Les Limougeauds visitent en nombre le chantier. Au total, le chantier nécessite plus de 10 000 m3 de béton, 1 800 t d'acier et 2 800 m3 de pierres, et mobilise 200 ouvriers, en majorité des Italiens.
Il a été décidé durant la phase de projet que la gare soit bâtie en
surélévation au-dessus des voies, pour permettre d'atténuer la coupure
dans la morphologie urbaine provoquée par le passage du faisceau des
voies ferrées et que l'emprise au sol de la gare soit réduit. Le projet s'inscrit dans un vaste mouvement de constructions de gares ferroviaires monumentales, telles la gare Saint-Charles de Marseille ou la nouvelle gare de la Rochelle.
À l'intérieur du chantier, des voies sont construites pour acheminer
les matériaux. Une tour à béton de 60 mètres de hauteur est employée
pour faciliter le déversement du béton sur les lieux du chantier. Le
béton est déversé par gravité jusqu'à une hauteur maximale de 30
mètres : élevé mécaniquement au sommet de la tour, le béton s'écoule
ensuite par des « goulottes » qui se dirigent vers le sol. La tour était
déplacée en fonction des besoins.
La gare des Bénédictins est une œuvre de l'architecte Roger Gonthier, qui est aussi à l'origine de la Cité des Coutures, de la Cité-jardin de Beaublanc et du pavillon du Verdurier. Elle présente la particularité d'être construite au-dessus des voies.
C'est en effet une gare de passage dont le bâtiment voyageurs est
implanté sur une plate-forme de 96 mètres sur 70 posée
perpendiculairement 7 mètres au-dessus de dix voies.
Deux accès ont été aménagés : depuis le centre-ville par une rampe de
30 mètres de large qui prolonge l'actuelle avenue du Général-de-Gaulle ;
depuis le quartier Montplaisir et la cité des Coutures
par un pont de 15 mètres de large sur les voies, sur lequel aboutit une
rampe de 217 mètres de longueur (avenue de Locarno), en terre-plein,
qui abrite des locaux associatifs et des dépôts.
La gare se divise en trois bâtiments : le principal, encadré de
deux pavillons, abrite le hall et les bâtiments commerciaux qui en
vérité constituent le second étage, le rez-de-chaussée se situant au
niveau de la place Maison-Dieu ; le campanile à base carrée de
10,5 mètres s'élevant à 57 mètres et le bâtiment administratif.
La gare est constituée d'une ossature en béton armé
habillée à l'extérieur de pierres de taille (calcaire) et à l'intérieur
de plâtre. La coupole qui surmonte le grand hall est dotée d'une charpente métallique et recouverte de cuivre. Haute de 31 mètres, elle a été totalement refaite à la suite du grand incendie qui l'a ravagée en 1998.
La coupole de la gare est composée de nombreuses couches successives de matériaux divers. Les moulages en staff
sont accrochés à une charpente métallique dense et relativement légère,
elle-même jointe à une autre ossature métallique posée sur la structure
en béton. Cette double armature métallique supporte une charpente de pannes et de chevrons
en sapin, recouverte d'une double couche de plancher, qui est enfin
située sous les plaques de cuivre de la couverture extérieure
À l'angle des façades sud et ouest, se dresse le campanile
haut de 67 mètres (ce qui en fait le plus haut édifice de Limoges) et
comptant douze niveaux à partir du sol. Il est surmonté d'un dôme de
cuivre surhaussé portant un vase de cinq mètres de haut muni d'un
paratonnerre.
L'avant-dernier niveau supporte l'horloge dont les quatre cadrans
ont quatre mètres de diamètre, et sont reliés entre eux de manière à
indiquer la même heure.
L'accès au campanile se fait par la place Maison-Dieu. Les premiers
étages sont occupés par des bureaux. La vue depuis les derniers étages
est imprenable sur la ville de Limoges, une partie de l'agglomération et de la vallée de la Vienne. On peut voir la plupart des monuments importants de la ville : l'hôtel de ville, les églises Saint-Michel et Saint-Pierre, le lycée Gay-Lussac, la cité des Coutures, la cathédrale Saint-Étienne, la cité de la Bastide, la technopole ou encore le château de la Bastide.
L'horloge est graduée en chiffres romains, sauf le 4 : IIII et non pas IV (ceci afin de préserver l'harmonie esthétique de la pendule entre les chiffres 4 et 8 (VIII). Il fut un temps où les pendules affichaient volontairement deux minutes d'avance, ceci dans le but de presser les voyageurs.
En appui sur d'imposants piliers, les quatre arcs de 27 m d'ouverture soutiennent la coupole de 26 m de hauteur. Le centre de la coupole est occupé par une verrière de 7 m
de diamètre, elle aussi ornée de vitraux, et entourée d'une couronne
d'entrelacs et de feuillages moulés, d'où descendent huit tores de
feuillages. La totalité des décors qui habillent le béton et l'acier sont en stuc ou en staff.
Les murs du hall, dans chaque angle, supportent quatre sculptures allégoriques réalisées par Henri-Frédéric Varenne, des caryatides représentant quatre provinces françaises : le Limousin, la Bretagne, la Gascogne et la Touraine, qui étaient à l'origine quatre provinces desservies par la compagnie du Paris-Orléans.
Chacune de ces quatre sculptures porte des emblèmes de sa
province. La Bretagne est accompagnée de coquillages, de poissons et
d'algues. La Gascogne soutient une guirlande de grappes de raisin. Le
Limousin porte un vase de porcelaine et désigne une profusion d'épis de
blé, de châtaignes et de feuilles de châtaignier. Enfin, la Touraine
cueille une rose, entourée de fleurs. La Bretagne est la seule des
caryatides à apparaître voilée, apparemment allusion à la tradition
pudique de la région, et la Gascogne est la seule à être représentée de
dos.
Bien qu'utilisant des techniques novatrices (béton armé), la gare présente aussi des éléments archaïques pour les années 1920, en particulier pour les sculptures de la façade, dont l'académisme est propre à la mode du Second Empire et du début de la Troisième République. On note aussi des rappels évidents à l'art nouveau, pourtant considéré comme dépassé depuis la fin des années 1910, d'où la comparaison qu'on a pu faire du monument avec la gare de Rouen-Rive-Droite45, inaugurée en 1928, encore davantage marquée par une inspiration tardive du style Art nouveau. De manière générale, l'éclectisme architectural du bâtiment évoque une conception régionaliste, en vogue au début du XXe siècle en Europe occidentale, et qui se retrouve dans d'autres projets de reconstructions de gares de la Compagnie du Paris-Orléans (nouvelle gare de Capdenac en 1925, gare de La Baule-Escoublac en 1927, gare de Néris-les-Bains en 1931).
Cet ensemble un peu pompeux a fait dire à certains qu'elle ressemblait,
par sa grandeur et le volume de ses espaces, à un « monastère » ou à une « cathédrale laïque ». Le géographe Jean-Robert Pitte y décèle une inspiration byzantine.
Les façades sont agrémentées de diverses sculptures, également
réalisées par l'auteur des sculptures intérieures, Henri-Frédéric
Varenne. Les détails ornementaux du dôme, du campanile, et du vase
monumental qui le surplombe sont aussi de cet artiste, qui a déjà
travaillé à Limoges, avec le bâtiment de la Préfecture.
L'entrée, située façade sud, est encadrée par deux grandes statues symbolisant l'émail et la porcelaine de Limoges, contribuant à la tonalité régionaliste du bâtiment et rappelant au voyageur que Limoges est la capitale des arts du feu. Deux bas-reliefs toujours signés H.-F. Varenne, représentant deux divinités antiques, ornent les tympans de l'entrée principale du bâtiment. À gauche, Cérès, déesse de l'agriculture entourée de quelques-uns de ses attributs comme le bœuf, les blés et la faux. À droite, Mercure, dieu du commerce et des voyageurs, coiffé de son casque ailé et portant son caducée, accompagné de chaînes, d'une roue dentée et d'un marteau.
En 1927,
une polémique raviva le débat sur l'usage de la porcelaine comme
élément décoratif de la façade afin de « soutenir les intérêts
économiques » des entreprises porcelainières. Ce débat est tranché par
l'installation de grands panneaux décoratifs du porcelainier Camille
Tharaud, installés initialement dans les boiseries du hall, aujourd'hui
disparues.
La façade ouest, donnant sur la place Maison-Dieu, présente une
apparence classique tout en supportant des éléments singuliers : au
niveau du cinquième étage, les fenêtres sont surmontées de guirlandes de
fruits et d'autres décorations diverses, encadrant les blasons de
quelques villes du réseau historique de la Compagnie du P.-O., à savoir Agen, Périgueux, Blois, Bordeaux, Limoges, Tours, Orléans, Toulouse, Montpellier, Avignon, etc.
Les angles du toit possèdent de grands motifs de zinc.
La salle des fêtes du Grand Parc est un bâtiment situé dans le Quartier du Grand Parc à Bordeaux inauguré en 1965, œuvre des architectes Claude Ferret, Robert Rebout et Serge Bottarelli
Le plan du bâtiment à la forme d'une bobine de fil, obtenu par l'encastrement de deux triangles isocèles.
La façade courbe est colorée de carreaux émaillés formant une fresque
présentant les croissants entrelacés des armes de Bordeaux, précédée
par un portique à ossature métallique. Elle est l'oeuvre du céramiste Paul Corriger4 (1923-2009) de Sainte-Foy-la-Grande sur un dessin de Claude Ferret
Conçue comme bâtiment modulaire susceptible d'accueillir du théâtre, des
séances de cinéma, conférences, etc ... La salle devient dans les
années 1970 et 1980 un lieu de rencontre pour la scène rock et
underground bordelaise.
En 2007, la salle reçoit le Label « Patrimoine du XXe siècle ».
Fermée pour des raisons de sécurité, les habitants ont demandé sa
réouverture à l'occasion des réunions de concertation de 2012 sur le
projet urbain
Les travaux de réhabilitation ont été lancés le samedi 24 septembre 2016, à l'occasion des Participiales, la réouverture a eu lieu en juin 2018